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Discours à la Nation : comme chaque année depuis plus de dix ans, Sassou déclare la guerre verbale contre la corruption

politique
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Sur la forme d’abord. On sait de longue date Sassou capable d’esquinter les textes les mieux écrits. Non pas que celui qu’il a péniblement lu lors du discours à la Nation ce samedi 30 décembre l’ait été, mais cette fois-ci il a ajouté une difficulté à prononcer de nombreux mots qui interroge. Comprenne qui pourra…

Sur le fond, Sassou a fait du Sassou. Toujours les mêmes slogans, toujours les mêmes poncifs autant sur l'économie que sur le Pool.

Le dictateur, dans sa mauvaise foi habituelle, refuse d’assumer la moindre responsabilité dans la faillite de l’économie congolaise, celle-ci étant causée selon lui par le seul effondrement du prix de baril de pétrole.

La corruption, les « antivaleurs » et la mégestion auxquelles il continue depuis plus d’une décennie de déclarer la guerre verbale ? Des épiphénomènes qu’il convient de dénoncer, histoire de faire plaisir au FMI

La corruption donc, s’est-il amusé, gangrène la magistrature, les régies financières et nombre d’entreprises publiques. A qui la faute ? Sans doute pas à cet inconnu qui nomme les hauts magistrats, les directeurs des administrations centrales, les chefs des grandes entreprises publiques. Sans doute pas à celui ou à ceux qui doivent les relever ou les sanctionner.

Mais l’ubuesque dans ce discours a été atteint quand le corrupteur en chef a évoqué, sous les ricanements de son auditoire, la séparation entre l’exécutif et le judicaire, laquelle ne lui interdirait pas, a-t-il expliqué, d’émettre le vœu que les « personnes en garde à vue prolongée » (sic) soient jugés au premier trimestre 2018... Ou que le chef de l’Etat n’interdirait pas au procureur de la République de poursuivre les délinquants économiques.

Heureusement, le dictateur s’est gardé d’énoncer la séparation du législatif et de l’exécutif quand il a cru bon de rappeler aux parlementaires qu’il a nommés, et qui l’ignoraient, que les enquêtes parlementaires existent…

Quant à ses considérations sur le Pool, chacun aura bien vu qu'elles étaient marqués au sceau du mépris.

On serait en plein pleurer-rire, cher à Henri Lopes, s’il ne s’agissait pas de l’avenir d'un pays, hélas entre les mains d’un incapable, irresponsable et incompétent lequel est venu, une fois de plus, amuser la galerie.

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Voilà ce que notre confrère Musi Kanda écrivait au lendemain du discours de fin d’année 2009. Sassou menait déjà la guerre verbale contre la corruption

Sassou mène la guerre du verbe contre la corruption


Il paraît que l'Homme des masses aurait piqué une colère mémorable en s'apercevant que les chantiers de sa Nouvelle Espérance sont embourbés dans ce maquis de l'incompétence qu'a toujours été son gouvernement. A défaut d'être un homme d'Etat à la hauteur des défis auxquels notre pays est confronté, on peut voir en lui un comédien prometteur. Le Cefrad   l'accueillera chaleureusement en lui ouvrant largement ses portes le jour où le peuple congolais aura enfin le courage de lui signifier son congé.

Il faut en effet avoir de réels talents d'amuseur public pour jouer, comme il le fait en ce moment, l'homme indigné parcourant les couloirs de cette décharge publique qu'est devenu, sous son règne, le centre hospitalier universitaire de Brazzaville. Il en faut du culot et du cynisme pour s'en prendre à un entrepreneur accusé de tous les maux.  Il lui aura donc fallu 22 ans au pouvoir pour découvrir la déliquescence de nos hôpitaux, alors que toute sa cour saute dans le premier avion pour aller se faire soigner en France. Il lui aura fallu seulement 22 ans au pouvoir pour se rendre compte que le Congo est non seulement en ruines, mais entièrement gangrené par la corruption. Quel exploit !

(…)

Pauvre Sassou ! Il ne sait rien de ce qui se passe dans son palais. Mvouba et ses ministres lui cachent tout. Okemba et Ndénguet, ses deux chiens de garde en chef, lui cachent tout. Ses députés dont il a pourtant payé l'élection au suffrage universel avec ses propres économies lui cachent également tout. Il n'a par exemple jamais rencontré ni même entendu parler d'un certain Bouya, nommé par on ne sait trop qui chef de la délégation générale des grands travaux. Cet inconnu du grand chef, qui brasse pourtant des milliards de francs, supervise les appels d'offres lancés par le pouvoir. Mais cet homme n'est apparemment qu'un fantôme que personne n'a jamais vu errer dans les jardins et les couloirs du palais.

(…)

Nous pouvons, à l'infini, citer les noms et fonctions de tous ces hommes du pouvoir à l'origine de ce gâchis considérable, mais à qui personne n'a jamais demandé de rendre des comptes. Si Sassou avait réellement le souci de faire quelque chose pour ce pays, cela se saurait. Il commencerait par  demander à voir notamment ce que font, avec l'argent public, les Gokana, le célèbre gérant de sa tirelire, les Bouya, les Ntsiba, les Gando,  les Issoibeka, dont le Trésor, une administration sous sa tutelle, est connu pour être un  lieu où le racket des créanciers de l'Etat est devenu la règle.

Ne rêvons pas. Après ses mouvements d'humeur devant les micros, cameras et photographes, la vie continue comme avant. La seule préoccupation de l'Homme des masses est de se cramponner au pouvoir jusqu'à sa mort, quel qu'en soit le prix. Toute cette agitation autour de ses coups de gueule supposés contre la corruption s'inscrit dans un plan de communication savamment concocté par les boîtes de pub parisiennes payées à prix d'or, et censées l'aider à redorer un blason plus que jamais terni par sa kleptomanie et sa tentative d'intimidation maladroite d'opposants, qui font désormais la réputation de son régime. La com, c'est le maître mot du pouvoir en ces temps empoisonnés par les défenseurs des droits de l'homme, qui empêchent de piller et d'emprisonner en rond. Cette com, c'est du fric perdu pour rien, qui aurait pu être intelligemment investi dans le fonctionnement des hôpitaux.

La com. Toujours la com. Ce Pigasse payé, paraît-il, 20 millions de francs CFA par mois pour chanter sa gloire dans « Les Dépêches de Brazzaville »   en est l'exemple parfait, mais ça ne suffit plus. Voilà que l'Homme des masses va encore engloutir des millions de francs dans une autre danseuse appelée « Géopolitique africaine », pour le plus grand bonheur de quelques marchands de soupe français. Malgré cela, partout où il passe à l'étranger, on ne voit en lui  qu'un chef de guerre et un criminel corrompu soutenu par la France de Chirac. De quoi être définitivement dégoûté de la vie (…).

Musi Kanda

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Rodolfe Adada ne veut plus voir de queue à l'ambassade

Il n'est pas rare de voir les usagers faire la queue au consulat du Congo à Paris, sous les intempéries. Nouvel amabassadeur du Congo à Paris Adada ne veut plus voir cela.

C'est pourquoi il a initié la mise en place d'une plateforme informatique qui permettrait de faire notamment des demandes de visa en ligne.

A noter qu'il conviendra de s'enregistrer au préalable.

Attentons à l'usge de voir si l'initiative sera couronné de succès.

Le site 

http://ambacongofr.org/

Et pour les demandes d'actes consulaires dont les visas

http://ambacongofr.org/index.php/services-consulaires/demarches-en-ligne/demande-d-actes-consulaires

 

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