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Pseudo coup d’Etat de Dabira contre Sassou : de la poudre aux yeux !

politique
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Les populations ont souvent les dirigeants qu’elles méritent. Les Congolais « méritent » Sassou, c’est bien le moins que l’on puisse dire, s’agissant d’un homme politique qui s’incruste au pouvoir depuis plus de trente ans. D’ailleurs ne s’était-il pas vanté à Oyo, en langue mbochi, qu’à Nguélé (entendez Brazzaville) il ne voit aucun homme à mesure de l’inquiéter ?

Au pouvoir, Sassou utilise depuis trois décennies les mêmes ficelles, et le plus gros de nos compatriotes n’y voit que du feu.

Ainsi, lorsqu’il se trouve en difficulté, il crée « une situation » qui lui permet de faire diversion et de se sortir d’une mauvaise passe.

De cette manière il a créé « une situation » à Owando avec l’affaire du tipoye et des assassinats contre lesquels Lissouba a voulu réagir, ce qui a eu pour effet d’allumer la mèche de la guerre contre les civils en 1997, guerre qu’il recherchait pour revenir au pouvoir et à laquelle il s’était préparé de longue date.

En mars 2016, pour signer son holdup up électoral il a dû créer une « situation » en faisant attaquer à l’arme lourde par des pseudo ninjas des commissariats de police dans les quartiers sud de Brazzaville. La manœuvre de diversion lui a permis de faire proclamer le même jour les faux résultats de la présidentielle.

Pas plus tard qu'il y a quelques semaines, le clan au pouvoir a inventé de toute pièce l'histoire d'un terroriste islamiste congolais voulant s'attaquer à l'ambassade de France et des USA au Congo. Bien entendu nul ne l'a jamais aperçu. 

Aujourd’hui Sassou est en difficulté. Il doit faire face à une crise financière jamais vue auparavant. Que fait-il ? Il crée une « situation » en inventant la fable du coup d'Etat fomenté contre lui. Misant sur la naïveté et la courte mémoire de nos compatriotes, ses partisans laissent croire que des officiers auraient planifié d’abattre l'avion présidentiel du côté de l’aéroport d’Ollombo. Enième manœuvre de diversion dont beaucoup de nos confrères se sont fait l’écho, sans même s’interroger sur la personnalité de celui qui est présenté comme le cerveau du pseudo putsch, à savoir le général Norbert Dabira. Un comédien qui a déjà joué le rôle de figurant dans un navet baptisé " procès " des "disparus du Beach"  et qui, on le voit,  a encore bien voulu se prêter au jeu.

En un mot, il s’agit encore une fois de poudre aux yeux. Face aux grèves qui gagnent tous les secteurs d'activités, face au mécontentement généralisé d'une population qui croule sous la pauvreté, Sassou veut encore faire diversion, comme d’habitude, histoire de s’armer encore davantage, de se trouver un motif supplémentaire de remplir ses prisons pour, au besoin, proclamer l’état d’urgence, un climat favorable au dictateur.

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