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Lettre des Organisations de la société civile, politique de l’intérieur et de la diaspora de la République du Congo

politique
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Extraits de  la lettre adressée à Madame Christine LAGARDE, Directrice Générale Fonds Monétaire International 

Madame la Directrice Générale,

 Les Organisations de la Société Civile et Politiques notent qu’aucune politique volontariste et ferme, tournée vers le développement économique du pays, n’a pu être pensée et menée avec efficacité jusqu’ à ce jour. En lieu et place, se sont développées les pratiques de mauvaise gouvernance caractérisées entre autres par l’opacité des mécanismes de contraction des crédits, remboursables en titres miniers et pétroliers. Dans ces conditions, elles comprennent mal que le Fonds Monétaire International puisse envisager de donner encore l’occasion à ce gouvernement qui a failli sur tous les plans, de renforcer ses capacités financières. En effet, les Forces démocratiques de la République du Congo rappellent que par le passé, le Congo avait déjà respecté son engagement en vue de rembourser sa dette extérieure et intérieure. Cela a été une réussite dans le cadre des institutions issues de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) de 1991 et des processus électoraux consécutifs à la mise en œuvre de la constitution adoptée sans contestation en mars 1992.

A l’inverse, le Congo n’avait pas respecté ses engagements dans le cadre  d’un Programme d’ Ajustement Structurel dit "Renforcé", adopté en 1988, autrement dit, sous le parti unique, alors dirigé par Monsieur Denis Sassou Nguesso, suite à son coup d’état perpétré en février 1979. En d’ autres termes, le gouvernement de Monsieur Denis Sassou Nguesso n’ avait pas pu conduire une politique de remboursement de la dette dans le cadre d’ un programme d’ ajustement structurel qui, à l’ évidence, était moins contraignant que celui qu’ annonce la conjoncture actuelle. Il est fort à craindre que son régime actuel ne se termine dans le chaos et que les futurs dirigeants issus d’une véritable démocratisation des processus électoraux et des institutions refusent d’engager l’ État dans le remboursement d’ une dette contractée par un dictateur et son clan. De ce point de vue, la jurisprudence de certains pays d’Amérique latine (Argentine, Équateur, Paraguay), peut servir d’ argument.

Lire la lettre en totalité

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