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" Sassou ne partira que les pieds devant "

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Lu dans Médiapart (17/4) un article intitulé " Au Congo, Denis Sassou-Nguesso est obsédé par sa survie". Extraits.

Longtemps intouchable, le grand ami de la chiraquie et des pétroliers français n’est plus utile pour les diplomaties occidentales. Son mandat présidentiel va expirer en 2016 et la constitution lui interdit de se représenter. En mobilisant ses réseaux et en s’impliquant dans l’épineux dossier centrafricain, le président du Congo, 71 ans, s’agite pour tenter de se rendre indispensable. Denis Sassou-Nguesso, 71 ans, fait figure d’une Afrique d’un autre temps : un militaire devenu président, de ceux qui sont chez eux dans les hôtels de luxe parisiens et font régulièrement la une des journaux dans le dossier des biens mal acquis. Celui qui a passé plus de trente années à la tête de son pays voit d’un mauvais œil les désirs de changement des Congolais. Son mandat présidentiel va expirer en 2016 et la constitution lui interdit de se représenter. Pour les opposants congolais, ses jours seraient comptés. Mais « c’est mal connaître le personnage », affirme un lobbyiste parisien qui, lui, le connaît bien. « Sassou ne partira que les pieds devant. »

« Sassou est un homme de droite, au parti socialiste il n’a jamais eu la cote », affirme Guy Labertit. Porté au pouvoir par Jacques Chirac et ses amis, le président congolais se souvient des remarques cinglantes du premier ministre Lionel Jospin au lendemain de sa prise de fonctions : « Denis Sassou-Nguesso est le président de fait, j’attends celui de droit. »

© Médiapart.

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Notre commentaire

Il ne veut partir que " les pieds devant" ? Bon, s'il insiste, il se trouvera bien quelqu'un, y compris dans son entourage (ne regardez pas du côté d'Okemba, c'est peine perdue), pour l'aider à accomplir le glorieux dessein qu'on lui prête...

Mais en même temps, c'est humain : abandonner Falcon, ranch, palais à Marbella, Oyo, veaux, vaches, cochons, qui à part Mandela et quelques rares grands hommes (qu'il n'est pas, on le voit) le ferait de gaîté de coeur ? Politique de la terre brûlée ou, " après moi le déluge ".

Mais ne sous-estimons pas le peuple congolais : ce dernier a peut-être un projet plus civilisé le concernant...

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