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Finalement, la seule chose que les Congolais retiendront, et, seul moment de lucidité dans ce discours, c’est le constat du dictateur selon lequel « la nuit ne dure jamais éternellement. Le soleil finit toujours par se lever ». En effet, la nuit dans laquelle la mégestion du clan d’Oyo a plongé les Congolais depuis plus de trente ans ne durera pas éternellement.

Sassou, c’est l’infatigable bâtisseur et fabricant de la dette dans l’histoire du Congo. C'est l'inlassable dilapideur et pilleur des richesses nationales. Pour d’autres, gouverner c’est prévoir. Pour lui, gérer un pays, c’est fabriquer de la vaine dette et gager le pétrole. En plus de trente ans de pouvoir, c’est ainsi qu’il a toujours précédé.

C'était un secret bien gardé mais en juin dernier, Brazzaville, affaibli par ses défauts de paiement répétés, a finalement dû révéler au FMI l'ampleur des dégâts: une dette de 120% du PIB, soit presque deux fois le taux autorisé au sein de la zone CEMAC.

Les leaders du MCDDI sont sans voix. Ils ont perdu gorge. Sassou Nguesso et le PCT leur ont-ils cloués le bec avec des espèces sonnantes et trébuchantes ? Le parti du Nkoumbi de Total sort du round électoral laminé et pétrifié mais peut-être les poches pleines, compensation matrimoniale pour un mariage de la carpe et du lapin.

En lieu et place de certains caciques du PCT, Sassou a nommé ses enfants (3 au total dans la nouvelle assemblée, excusez du peu ! ), en même temps que ceux de plusieurs obligés et adversaires du passé tels Thystère Tchicaya, Pascal Lisoouba ou Ganao,. Ici ne manquent à l'appel que les enfants de  Kolelas dont un, dit-on, pourrait hériter du fauteuil de maire de Brazzaville, en souvenir de papa.

Benoit Moundele Ngollo nous revient avec un nouvel opuscule intitulé « Les vautours ou charognards de la République populaire de Lokuta capitale Mbongwana ». Titre aussi provocateur qu’aguicheur pour le nouvel opuscule commis par ce général à la retraite, mais qui tient parfois ses promesses...

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